mercredi 24 janvier 2007

Les déboires d'un malinois et de son maître

Ares est un berger belge malinois mâle. Il est né le 18 septembre 2005.
Le voici 2 jours après son arrivée chez nous, à l'âge de trois mois!

J'ai créé ce blog pour faire partager mon expérience aux propriétaires de chiens et aux futurs acquéreurs.
C'est mon troisième chien : le premier était un colley et le deuxième un beauceron.
J'ai choisi le malinois pour sa rusticité, son obéissance et ses qualités de défense.
Je l'ai acheté dans un élevage amateur produisant uniquement des chiens de travail. Dès que je l'ai vu, j'ai su qu'il deviendrait mon compagnon.
Seul point négatif, il avait eu une parvovirose, mais mon vétérinaire m'a assuré qu'il n'en garderait aucune séquelle. Effectivement, il n'a eu aucun problème digestif ni immunitaire par la suite.

Le début des ennuis

Vers l'âge de sept mois, les ennuis ont commencé: ses pattes arrière se sont déformées (en X).
Mon vétérinaire l'a regardé cinq minutes, sans le toucher, et m'a dit que c'était certainement une dysplasie de hanche!
Or je savais que la dysplasie est rare chez le malinois.
J'ai donc consulté un vétérinaire spécialisé en orthopédie à Marseille qui, après radiographie, a diagnostiqué un arrêt de croissance sur un côté de l'os. C'était trop tard pour intervenir, sauf si le chien présentait un jour un handicap. Par contre, aucune dysplasie!

La poursuite des ennuis

Deux mois après, des oedèmes sont apparus sur ses coudes : là, le vétérinaire a diagnostiqué un hygromat ou bursite.
Il lui a ponctionné plusieurs fois, sans résultat et le seul traitement était l'opération.
Heureusement que je connaissais un vétérinaire retraité très expérimenté et de la vieille école! Celui-ci m'a donné une méthode efficace que je vous transmets. En un mois et demi, tout avait disparu : j'ai économisé et mon chien n'a eu ni anesthésie, ni douleur, ni récidive.
Faire des cataplasmes :
- de teinture d'iode (on en trouve en pharmacie), laisser agir quelques heures. Adapter progressivement la dose car risque de brûlure cutanée.
- d'argile verte en pâte, laisser agir toute la nuit. Pas de risque avec l'argile.
A faire en alternance: un jour la teinture d'iode, un jour l'argile verte jusqu'à disparition des hygromats.

Encore des ennuis
Je croyais que tout était fini, mais non!
A l'âge d'un an, il s'est mis à boiter de la patte avant gauche. Retour chez le vétérinaire qui, cette fois, pensait à une dysplasie du coude. Mais décidément, cette dysplasie est partout!
Voulant consulter un nouveau vétérinaire orthopédiste, pour avoir au passage un deuxième avis sur la malformation des pattes arrière, je suis allée voir un spécialiste varois connu.
Celui-là, après dix minutes de consultation, m'affirmait que la boiterie de la patte avant était due à la déformation des pattes arrière et qu'il fallait l'opérer rapidement!

Retour donc chez le spécialiste marseillais qui, lui, nous a gardés une heure, a réalisé plusieurs clichés et a diagnostiqué une panostéite : il s'agit d'une inflammation de la moelle osseuse, mal connue, qui atteint les jeunes chiens, le plus souvent mâles. Cela peut être cyclique et disparaître au bout d'un certain temps. Le vétérinaire m'a conseillé de ne rien faire, de l'observer pendant un mois. Je préférais cette solution!

En rentrant, je me suis tout de même documentée et j'ai trouvé un article vétérinaire qui proposait, entre autres causes, l'hypothèse d'un excès de protéines : n'ayant rien à perdre, j'ai diminué le taux de protéines dans la ration de mon chien (jusque-là il en avait en excès).
Une semaine après, Ares ne boitait plus. On m'a dit que c'était le hasard, le côté cyclique de la maladie.
Je rajouterai enfin que la soeur d'Ares, Anita, qui a eu également une parvo quand elle était petite, a elle aussi eu une malformation osseuse. L'éleveur, qui n'a pas réussi à la vendre, ne l'a pas soignée et elle est morte à 5 ans.

Conclusion
- éviter d'acheter un chien qui a eu une parvovirose (l'éleveur avait dit que c'était comme une gastro...) et même ne pas acheter de chien, il y a tellement de 
malheureux dans les refuges...
- si on l'achète quand même, bien vérifier ses origines (le grand-père d'Ares avait eu une malformation des pattes arrière)
- contracter une assurance santé pour animaux (merci infiniment à l'assurance santé Banque postale!)
- choisir un vétérinaire compétent et ouvert, qui sait reconnaître ses limites et passer la main
- demander plusieurs avis auprès de vétérinaires spécialisés différents
- être actif dans la prise en charge de son animal et se documenter.


Malgré tous ces problèmes, je ne regrette rien car j'ai beaucoup appris et Ares est un chien formidable, très équilibré, intelligent et attachant. C'est une joie de tous les instants et je suis heureuse qu'il soit arrivé chez moi, grande amie des animaux, car je le soignerai toujours.

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